Trucs et conseils

Les animaux sauvages : prudence

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Des comportements à adopter avec les animaux sauvages

Par Sébastien Lacroix, journaliste

Rares sont les cas d’attaques d’animaux sauvages contre des campeurs au Québec, mais il faut tout de même se méfier lorsque l’on se retrouve dans leur milieu naturel.

S’il ne tient pas de statistiques précises sur le sujet, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) rapporte deux cas depuis le début de l’année 2017, soit des orignaux qui ont chargé des personnes dans la région de Québec.

« Ce sont les deux seuls cas connus. Notons cependant que les rencontres entre les animaux sauvages et les humains ne nous sont pas systématiquement rapportées, souligne le porte-parole du MFFP, Nicolas Bégin. Il n’y a pas non plus de régions pires que d’autres, si ce n’est que c’est plus propice d’en rencontrer en milieu rural qu’en milieu urbain. »

Il faut dire que généralement, les animaux n’ont pas de réels intérêts à s’approcher des humains, si ce n’est que pour tenter de s’alimenter des déchets à proximité du campement. C’est le cas notamment des ratons laveurs, des écureuils et des ours, qui sont attirés par l’odeur de la nourriture.

C’est pour cette raison, par exemple, que Parcs Canada insiste autant sur le concept de camping « propre », qui consiste à ne pas laisser sans surveillance des articles pouvant attirer la faune. À défaut de se conformer à cette directive, le permis de camping peut tout simplement être révoqué et des accusations peuvent être portées en vertu de la Loi sur les Parcs nationaux du Canada.

Quelques trucs

Des glacières pleines ou vides, de la nourriture dans des contenants ouverts ou fermés, des déchets ou emballages, de la vaisselle ou des ustensiles de cuisson, de la nourriture ou des bols pour animaux de compagnie, des bouteilles et conserves, des produits dégageant une odeur de shampoing, dentifrice, chandelle, citronnelle, savon à vaisselle ne doivent en aucun cas être laissés à l’extérieur.

On ne devrait pas non plus nourrir les animaux sauvages, pour éviter qu’ils prennent de mauvaises habitudes et qu’ils doivent être abattus.

Si jamais on s’aventure dans la nature pour observer les animaux dans leur habitat naturel, il faut toujours être aux aguets. Il est d’ailleurs recommandé de se tenir à une bonne distance des animaux sauvages, soit au moins 30 mètres et jusqu’à 100 mètres dans le cas d’une espèce qui peut devenir agressive, comme un ours.

Quels sont les comportements à adopter si on fait la rencontre d’un animal sauvage? « Il n’y a pas de formule toute faite, mais en faisant du bruit, assez souvent ça va le faire décamper. La marche à suivre est simplement de s’éloigner calmement tout en gardant un contact visuel. Il ne faut surtout pas lui tourner le dos, parce qu’on ne sait jamais ce qu’il peut faire », note le porte-parole du MFFP.

 Le même concept peut aussi s’appliquer aux chiens qu’on rencontre de plus en plus sur les terrains de camping du Québec. Il est conseillé de rester calme et de ne pas prendre ses jambes à son cou, sans quoi on pourrait réveiller ses instincts belliqueux. Demeurer amical, ne pas hausser le ton, le fixer le moins possible dans les yeux pour ne pas le provoquer, se laisser sentir, ne pas faire de gestes brusques, rester immobile ou s’éloigner tranquillement sont quelques consignes à suivre devant un chien agressif.




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