Pratique du camping au Québec

Pour tout savoir sur les vaccins recommandés

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Animal en camping: mieux vaut prévenir que guérir!

Par Sébastien Lacroix, journaliste
Entrevue avec la vétérinaire Marie-Claude Lavallée


Partir en camping avec votre animal comporte quelques risques. Comme on le sort de sa zone de confort, une visite chez le vétérinaire est fortement recommandée pour lui administrer une multitude de vaccins.

Qu'on pense d'abord aux vaccins de base qui protègent l’animal contre des maladies comme le distemper, le parvovirus, l'hépatite ou le parainfluenza, mais aussi à tous ceux qui l'immuniseront contre les différentes situations qu'il pourrait rencontrer dans la nature.

Par exemple, un vaccin contre la leptospirose, une bactérie transmise dans l’urine de moufette, ou par le raton laveur. Celle-ci peut causer des problèmes rénaux et hépatiques aux chiens, mais aussi être transmissible à l’humain.

Il y a aussi un vaccin contre la toux de chenil, une maladie hautement contagieuse au contact d'autres chiens, une bactérie qui peut causer une trachéobronchite à votre animal. Le vaccin contre la rage, un virus transmis lors d’une morsure ou par contact avec de la salive d’un animal contaminé, est très important avant de partir camper en plein air.

Il est aussi important de faire vacciner votre animal de compagnie contre la maladie de Lyme, une bactérie transmise par la tique qui se cache sous les feuillages, dans les hautes herbes, les haies. Un traitement topique ou buccal est aussi important pour prévenir les tiques et les puces. «Certaines régions du Québec sont maintenant classées endémiques pour les tiques ainsi que plusieurs états américains; il est important de bien évaluer les risques des régions où vous voyagez. La tique est active lorsque la température dépasse les quatre degrés», explique Marie-Claude Lavallée, vétérinaire et propriétaire de l'Hôpital Vétérinaire du Bas-Richelieu. 

Il y a aussi le ver du cœur, qui peut être transmis par les maringouins. La protection, qu'elle soit topique ou buccale, s’effectue du 1er juin jusqu’au 1er novembre pour les gens restant au Québec. «Il y a une cinquantaine de cas par année au Québec, indique Mme Lavallée. L'an dernier, il y en a eu une quarantaine dans la région d'Hemmingford».

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