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Autour du cabanon - Barbu de Ville

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Chronique de mai 2019

Barbu de Ville se décrit comme étant « auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast! »

En 2019, il est devenu campeur saisonnier au Camping Mirabel et nous fera le récit de ses histoires et de ses péripéties. Suivez-le avec nous dans cette nouvelle aventure!

Jeudi 2 mai

J'emprunte la caravane de mon voisin Olivier pour aller chercher mon cabanon, celui choisi soigneusement par ma blonde! Avec en prime 150 $ de rabais. Direction un magasin à grande surface, tellement grande surface que les employés finissent par se perdre eux-mêmes dans les allées! On raconte même que certains employés n'ont jamais été retrouvés.

Ma charmante blonde avait au préalable acheté ledit cabanon en ligne et je pouvais le ramasser en magasin après 16 h. Le plan était simple, trop simple. Moi je n'avais aucune inquiétude d'espace. Après tout, avec la caravane de mon voisin, j’étais persuadé que j’y rentrais la Place Ville Marie au complet et que je finirais par avoir encore de l'espace.

J'arrive avec mon garçon au magasin mégagigantesque d'une surface ridiculement trop vaste pour son nombre d'employés. J'attends au petit comptoir des ventes en ligne pour ramasser le cabanon de ma blonde, celui choisi par la reine du foyer. 

5 minutes... 10 minutes… 15 minutes…

Le chaos est pogné en arrière du petit comptoir. On trouve pas le cabanon de sept pieds par sept pieds? Le chaos est pogné à la caisse du service à la clientèle.

20 minutes… 25 minutes… 30 minutes… 

La gentille caissière est débordée. Seule pour répondre au téléphone, faire des clés, servir les commandes Internet, s'occuper des retours et quoi encore? Elle appelle le commis qui ne trouve pas le cabanon.

Caissière : Ça fait 30 minutes que le client attend son cabanon! Qu'est-ce que tu fais? As-tu le cabanon? Quoi? Tu prends ta pause? Tu as pas encore trouvé le cabanon?

Elle se tourne vers moi avec le regard honteux. Je suis en beau joualvert, mais je sais que c'est pas d'la faute de cette pauvre dame qui mérite chaque piasse de son salaire minimum.

Je la rassure en lui disant que je sais que c'est pas de sa faute et je rajoute que je vais repasser demain.

Vendredi 3 mai

J'ai encore la caravane de mon voisin car je retourne dans la Tour de Babel chercher mon cabanon. Cette fois, c'est beaucoup plus simple. Mon cabanon est au comptoir et il m'attend. Je ramasse et je quitte… Voilà! Un gros deux minutes, mais une journée trop tard.

Samedi 4 mai

J'arrive au camping Mirabel de bonne heure; le coq de la basse-cour venait de chanter ou presque. C’est ce matin que mon ami Martin alias Tintin vient me porter ma roulotte hybride! Ma fille est complètement hystérique et remplie de joie! Elle attendait ce moment avec fébrilité! Nous installons ensemble mon petit havre de paix. Je suis fébrile aussi. Daniel vient lui aussi me donner un coup de main, en plus de me prodiguer de précieux conseils! J'aime beaucoup son petit côté force tranquille.

La journée s'annonce magnifique. Le ciel est bleu, le soleil brille de tous ses feux et moi, mon bonheur est facile. 

J'ai une commande de stock à faire pour la roulotte. Il y a toujours quelque chose à acheter. Le bonheur vient avec un certain prix, que je me dis. Deux cent cinquante dollars plus tard, je finalise l'installation de ma roulotte et grâce à la caravane de mon turbo voisin Olivier, j'ai pas manqué de place. Le bonheur est dans l'espace aussi. 

Les Savard nous invitent à la bonne franquette à se faire du BBQ pour souper. L'offre est ACCEPTÉE! 

Une bonne bouteille de vin blanc, un vin d'Afrique du Sud, des amis et de la bouffe. On quitte à 21 h sans exagérer… J'ai quand même un cabanon à construire dimanche. Le bonheur est parfois dans le raisonnable.

La journée s'annonce magnifique. Le ciel est bleu, le soleil brille de tous ses feux et moi, mon bonheur est facile.

Dimanche 5 mai (Cinco de Mayo)

Simon, le gars du « Nard », et les jumeaux d'Alexandre, Mimi, la blonde de Simon, mon garçon Théo et moi allons manger un gros déjeuner de trucker avant la besogne.

En arrivant dans l'auto, Théo (8 ans) de dire à tout l'monde :

- Théo: Hey! Saviez-vous que c'est le Cinco de Mayo aujourd'hui? Hein?

- Moi: Ah oui?

- Théo: Bin oui, on est le 5 mai, pis en espagnol, ça veut dire Cinco de Mayo.

Mon Théo, mon singulier petit bonhomme, ma copie conforme, mon mignon!

Vers 10 h, on commence le fameux cabanon pendant que Théo va se promener avec son « overboard », à jouer et à s'amuser! Nous, on va se creuser la tête à mettre toutes les mille et une vis au bon endroit.

L'ineffable Alex Savard vient nous donner un coup de main. Il vient mettre la main à la pâte comme ça juste pour aider. Le bonheur est aussi dans l'amitié.

Alex repart dans son kart de luxe avec sa full ado et l'amie de la full ado. Il est encore aujourd'hui chauffeur de taxi à temps partiel pour Coralie. 

Nous, on continue le cabanon en plein soleil. À la pause breuvage, j'ai jamais bu un Pepsi aussi froid, aussi pétillant!

Et de vis en vis, de panneau en panneau, le cabanon sur la boîte a pris forme sur mon terrain. C'est officiel, à 15 h pile, j'avais un cabanon. C'est officiel, je vais pouvoir y installer mon SodaStream pour me faire du tonic qui va se marier parfaitement avec mon gin. J'ai passé la journée au soleil, je suis fatigué mais c'est une merveilleuse fatigue. Mes amis sont fatigués. Le bonheur est dans le travail accompli.

Je suis retourné chez nous avec mon fils et mon petit bonheur, celui qui est fragile. Ma blonde, ma fille et son « BFF » Anthony ont fait le chemin contraire pour souper à la roulotte.

Autour du cabanon, il y a plein de monde. Autour du cabanon, il y a le bonheur.

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