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L'escouade des castors - Barbu de Ville

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Chronique de juin 2019

Barbu de Ville se décrit comme étant « auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast! »

En 2019, il est devenu campeur saisonnier au Camping Mirabel et nous fera le récit de ses histoires et de ses péripéties. Suivez-le avec nous dans cette nouvelle aventure!

Il est de très bonne heure le dimanche matin, j'ai un œil ouvert et l'autre dort encore. Il pleut de petites gouttes du ciel gris de St-Augustin sur ma roulotte hybride. Je bois ma deuxième gorgée de café quand tout à coup, je vois du coin de l'œil arriver au ralenti, comme dans un film, l'escouade des castors : Daniel, la force tranquille, Alex, le « beu » de St-Eustache, et Martin, le maître piscinier. Ils sont tous là pour m’aider à rallonger mon « deck » et mettre mon cabanon sur une base plus solide!

Les castors sont prêts pour la grosse besogne pendant que moi le gribouilleur, je suis étonné de les voir arriver si tôt, mais tellement heureux. La force du communautaire dans le monde du camping devrait être étudiée dans les grandes universités, sans blague. Pour un monde meilleur, on devrait copier ce modèle à la grandeur de la planète, rien de moins à mon humble avis. Les choses seraient moins compliquées. J'imagine très bien Kim Jong-un, le président de la Corée du Nord, monter un cabanon avec Donald Trump pour ensuite finir la soirée sur le bord d'un beau feu avec une p'tite broue. Persuadé qu'ils finiraient la soirée bras dessus, bras dessous.

Bon, j'exagère un peu mais l'idée du communautaire à travers cette aventure du camping est récurrente dans mes textes, à la fois bien réelle et fascinante.

Bon, j'exagère un peu mais l'idée du communautaire à travers cette aventure du camping est récurrente dans mes textes, à la fois bien réelle et fascinante.

Donc, cette journée-là, je suis allé quatre fois à la petite quincaillerie du village. J'aime me perdre dans ce genre de lieu même si je ne suis pas manuel pour cinq cennes. J'aime tout autant me perdre dans les petits marchés comme les petites épiceries. Il y a quelque chose de vrai dans ces lieux qui me confirme qu'une fois que les enfants seront transformés en adultes, je vais quitter St-Jérôme et ses 90 000 habitants pour un village aux alentours. St-Hippolyte me fait de l'œil et moi je me laisse charmer. En fait pour vous dire la vérité, chers lecteurs et lectrices de Destination Camping Québec, je suis dans mon cœur plus un Barbu de village que de ville! Small is beautiful!

Anecdote de cours à bois de village

Pour que l'escouade des castors puisse rallonger mon « deck » et mettre mon cabanon sur une base solide, j'étais dans la cour à bois de la quincaillerie St-Augustin avec un jeune étudiant qui ne voulait pas me laisser partir avec mes planches de 5 ¾ longues de 12 pieds en bois traité car elles dépassaient légèrement de ma Barbu mobile.

Le jeune avait les yeux sortis de leurs orbites; il n’en revenait pas.

  • Moi : J'suis à cinq minutes d'ici. Tu peux mettre une p'tite guenille rouge sur le boutte des planches si ça te rassure.
  • L'étudiant : Mais vous n’avez pas peur?
  • Moi : Pantoute, j'suis né d'in zannées 70!
  • L'étudiant : ...
  • Moi : Tu dois être le genre à te sentir mal quand tes films sont en retard au club vidéo?
  • L'étudiant : Un club vidéo???
  • Moi : Désolé pour la référence de vieux.
  • L'étudiant : Je vais aller voir si j'ai une guenille.

Et pendant que mon étudiant et président de la sécurité allait chercher une guenille rouge, j'en ai profité pour quitter avec mes planches comme un hors-la-loi. Barbu de ville né d'in zannées 70, pas de crème solaire, pas de « cass » en bécycle.

Pendant ce temps, l'escouade des castors a fait de superbes marches pour entrer dans la roulotte en surplus. Ils sont mes Bob the Builder, mes Bob Vila, mes Jean-François de Décore ta vie. J'ai l'obligation de maintenir le PH des castors à coup de Rhum and coke pour certains, de Coors Light pour d'autres et de Pepsi froid. À chacun ses tâches et l'écosystème du camping sera bien gardé. Au nom du Père d'la broue, du Fils des feux d'tub et du Saint-Esprit l'soleil! Ainsi soit-il.

Dimanche 9 juin

J'suis officiellement installé! Le « deck », les marches, le cabanon, le frigo dans le cabanon, une T.V. et un rack dans le cabanon.

Sachez que si vous cherchez l'escouade des castors, ils sont au camping Mirabel mais je ne les partage pas, je garde les castors pour moi. Le communautaire a ses limites. Heureusement, j'ai un frigo d'alcool qui se remplit à l'infini pour abreuver mes castors.

Quoi de mieux que de terminer la journée autour d'un feu? 

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