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Épique shooter

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Chronique de janvier 2020

Barbu de Ville se décrit comme étant « auteur, gars de shop, propriétaire d'une barbe et d'un chien saucisse. Papa deux fois qui, entre deux chicanes de ses enfants, écrit des nouvelles littéraires, des anecdotes, des récits et fait des podcast! »

En 2019, il est devenu campeur saisonnier au Camping Mirabel et nous fera le récit de ses histoires et de ses péripéties. Suivez-le avec nous dans cette nouvelle aventure!

28 décembre 2019

L’essence même de la fête était réunie ce soir-là! Tout était en ligne pour que le party pogne, comme on dit! Rendu à mon âge, les partys dans lesquels tout le monde se laisse aller sont plutôt rares. Il y avait un je-ne-sais-quoi dans l’air de Saint-Eustache ce soir-là! Oui oui, je l’avoue, certains de mes amis habitent au pays des Mathers! Voyez-vous comment l’amour est puissant? Je les aime pareil! En fait, deux des castors habitent à Saint-Eustache depuis longtemps! Voilà, c’est dit enfin! C’est presque une délivrance!

Ce soir-là, on a été invités chez les Savard. Il y avait aussi Annie, Martin, Dan et Christine. Je dois dire que Stéphane et Manon avaient aussi été invités, mais ils avaient déjà un souper de prévu dans leur famille! Nous avions le mix parfait, la gang du camping pour bien terminer l’année!

Alors, laissez-moi décortiquer cette soirée et vous expliquer pourquoi le party pogne ou non dans une soirée! C’est presque du domaine de la science, je dirais, sans exagérer.

Il faut ici identifier le suspect numéro un. Celui ou celle qui partira le bal! En ce qui concerne la soirée du 28 décembre, c’était trop facile. Une Sandra avec des shooters à la Sambuca et un immense bonheur de nous recevoir chez eux. Voilà! Plus facile qu’une bonne vieille game de Clue. Non, ce n’est pas le colonel Moutarde dans le lounge avec le pipe wrench le coupable, mais bien la Sambuca, cette horrible liqueur à la réglisse noire! 

Deuxième suspect : le groupe ne s’était pas beaucoup vu après le camping; donc rien de pire que l’ennui des autres pour exagérer. Nous nous étions ennuyés de tous et chacun. Non, ce n’était pas madame Pervenche avec la lampe sous l’escalier la coupable, mais bien l’ennui de pas voir les autres. 

Troisième suspect : un souper dans lequel tu prends trop ton temps te donne le temps de boire plus d'alcool. Plus d’alcool égale nécessairement une mauvaise connexion au cerveau! Ici, je ne fais pas mention de l’alcool avant le repas. Attention! Nous ne parlons pas ici d’une beuverie. Je le mentionne pour pas que les langues sales partent en peur. Vous savez, ceux qui aiment se raconter des peurs. NON! Ce n’est pas monsieur Olive avec le couteau à patate dans la douche le coupable, mais bien la fondue!

Quatrième suspect : chaque temps des Fêtes amène son lot de partys, de réunions de famille, de trop manger, de trop se coucher tard, de trop de trop en très peu de temps. Non, ce n'est pas docteur Orchidée dans la chambre noire avec le scalpel le coupable, mais bien la fatigue. 

Cinquième suspect : l'amitié fait que nous baissons nos gardes. Nous n’avons aucune peur de faire rire de nous, nous sommes en principe en lieu sûr. L'amitié provoque un laisser-aller naturel. Non, ce n'est pas mademoiselle Rose dans le living-room avec le siphon de toilette la coupable, mais plutôt mes amis.

Sixième suspect : qui dit rencontre de campeurs saisonniers dit alcool. C'est comme papa dans maman, ça va ensemble. C'est de tradition, un point, c'est toute. Qui dit souper de Noël avec des campeurs dit kermesse d'alcool! Je dois dire qu'en rentrant, les Savard m'ont interdit d'entrer mon propre alcool. Ils avaient pour l'occasion acheté un « shit load » de boisson, comme on dit chez les sommeliers. Non, ce n'est pas professeur Violet avec le rapala dans la bibliothèque qui est le coupable, mais plutôt la « boésson ». 

Septième suspect : les vacances apportent un je-m'en-foutisme du lendemain matin, c'est comme s’il n'y avait plus de ciel ni de terre. C'est comme si on perdait tous ses repères. Non, ce n'est pas monsieur Gus Prunelle avec le chandelier dans le spa le coupable, mais bien la routine.

La chimie entre les gens est primordiale pour une soirée épique. Nécessairement, une soirée épique implique un lendemain de veille, c'est le prix à payer. Comme dirait Martin, un lendemain que tu sens tes cheveux te pousser dans tête. Une soirée fait nécessairement mal mais, comment dire..., c'est un mal nécessaire. C'est remplir sa boîte à souvenirs et vider son trop-plein de routine, de quotidien, d'usure!

Les vrais coupables d'une soirée épique, c'est toutes ces réponses. Je suis heureux d'être coupable, coupable d'avoir célébré la vie, coupable de donner un sens à cette vie de fou. Coupable de me saouler de mes amis.

Oui, une soirée épique nous fait sûrement vieillir prématurément, réduit probablement notre espérance de vie au bout du compte. Je préfère une soirée aux mille couleurs que mille soirées en noir et blanc. Je choisis de vivre à 100 milles à l'heure, quitte à rater la courbe. Je choisis le bonheur d'un lendemain d'veille aux lendemains toutes pareils.

Happy campeur et heureux de l'être!

Comme dirait mon amie Sandra Savard : SHOOTER!!!

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